1874: Distillateur de père en fils
Louis Roque voit le jour en 1874, à Sarlat. Il grandit au sein d’une famille de distillateurs de père en fils. A la fin du siècle, les Roque sont aux premières loges de la crise du Phylloxéra , un insecte venu des États-Unis ravage les vignobles de la région.
Pour comprendre et parer à ces difficultés, Louis intègre l’école d’œnologie de Bordeaux. Les années passées à côtoyer vignes, cuves et pressoirs lui confèrent une expertise aiguisée. Son goût s’affine, son palais apprend à discerner chaque arôme.
La famille Roque en 1875
Dessin d'alambic réalisé par Clovis Retif
Premier Sigle LR en 1905
1905 : CRÉATION
DE LA DISTILLERIE
Son diplôme en poche, Louis se marie et s’installe à Souillac avec sa femme et ses deux filles. Il crée sa propre distillerie dans un ancien couvent en installant la production au rez-de-chaussée et ses appartements à l'étage.
Première carte de correspondance
Carte postale d'archives de Souillac avec La maison Louis Roque installée dans un ancien couvent
LA LIGNE
PARIS-SOUILLAC
Dans cette bourgade lotoise pourtant touchée par l’exode rural, Louis sent que c’est sur cette terre que son rêve prendra vie. Idéalement campé au nord d’un méandre de la Dordogne, Souillac est doté d’une gare sur la ligne reliant Toulouse à Paris. Pour Louis, cette gare est le point de départ de toutes les aventures gastronomiques
Le premier catalogue de la distillerie
Carte postale du Viaduc Toulouse > Paris
1910 : LOUIS
CREATEUR
DE RECETTES
Oenologue, alchimiste et explorateur, Louis noircit des carnets entiers de recettes audacieuses : Anisette, Croquet quinquina, Curaçao, liqueur de menthe, Armagnac, liqueur l’Inconnue… Jusqu’a la Vieille Noix qui sera les prémices de son produit iconique la Vieille Prune.
Dessin réalisé par Clovis Retif
Archive de recettes
1920 : CREATION
DE LA VIEILLE PRUNE
À la fin de la guerre, Louis parcourt la France à la recherche de nouvelles variétés de prunes. Avec le retour de l’Alsace et de la Lorraine dans le territoire français, il découvre la mirabelle et la quetsche, spécifiques de ces deux régions.
Après de longs mois de recherche, il élabore une eau-de-vie de prune issue d’un assemblage de ces différentes variétés, alliant équilibre et finesse. Il innove également en choisissant de la faire vieillir dans de petits fûts de chêne, lui donnant une teinte ambrée et un profil plus subtil.
Présentée dans une bouteille de type bourguignon et habillée d’une typographie cursive distinctive, cette nouvelle création rencontre un succès immédiat.
Fûts en chêne - Souillac
La Vieille Prune - Réserve Originale
La transmission de père en fille
Au décès de son père, Clothilde, La fille de Louis Roque reprend les rennes de la maison durant 40 ans. Véritable influenceuse avant l’heure, elle fait rayonner la Vieille Prune de Souillac sur les plus grandes tables de Paris et d’ailleurs : du Grand Véfour, à la Tour d’Argent, en passant par La Petite Chaise ou Le Pré Catelan, elle tisse des liens et enrichit un carnet d’adresses où figurent les plus fins palais et esthètes de la capitale.
La Comtesse - Clotilde Dufour de Raymond
Restaurants et menus d'époque
2025 : la transmission vers un nouveau départ
Après 120 ans au sein de la même famille, la Maison est reprise par trois Champenois. Ils souhaitent réveiller cette belle endormie en associant héritage, investissement et innovation.
Leur première découverte est un fût exceptionnel de vieille prune âgée de 10 ans. Ils décident de le révéler à travers une cuvée anniversaire de 120 magnums numérotés, en hommage aux 120 ans de la Maison.
Ils décident aussi d’ouvrir une boutique à Paris, véritable lieu de vie et showroom du savoir-faire de la Maison Louis Roque, située rue du Cherche-Midi, au cœur du quartier gastronomique.
Pour les années à venir, leur ambition est claire : élever en permanence la qualité des produits, grâce à la maîtrise du vieillissement et au développement d’assemblages innovants.
Au cœur de la Maison, une équipe fidèle assure la continuité et fait vivre le lien entre les différentes époques de son histoire.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.